Atelier de plaidoyer et de sensibilisation des intervenants sur le renforcement de la loi pharmaceutique et la mise en place de l’Autorité burundaise de Régulation des Médicaments et des Aliments

La Ministre à la Présidence Chargée des Affaires de la Communauté Est Africaine a procédé, le jeudi 7 décembre 2017, à l’ouverture solennelle des travaux de l’atelier de haut niveau de plaidoyer et de sensibilisation des intervenants sur le renforcement de la loi pharmaceutique et la mise en place de l’Autorité burundaise de Régulation des Médicaments et des Aliments, ABREMA en sigle.  Conjointement organisé par le Secrétariat Général de la Communauté Est Africaine, le Ministère à la Présidence Chargé des Affaires de la Communauté Est Africaine et le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA, les travaux de cet atelier se sont déroulés dans les enceintes de l’Hôtel Le Panoramique de Bujumbura.

 

Dans son discours à l’occasion, l’Honorable Isabelle NDAHAYO, Ministre à la Présidence Chargée des Affaires de la Communauté Est Africaine, a indiqué que la réglementation doit être uniforme et fondée sur le consensus afin de garantir que tous les produits pharmaceutiques circulant et consommés au sein de tous les Pays Partenaires de la Communauté  Est Africaine répondent aux mêmes critères de qualité, de sécurité et d'efficacité.

C’est dans ce contexte, a-t-elle souligné, que le Secrétariat Général de la Communauté Est Africaine, avec le soutien des partenaires au développement et en collaboration avec les Autorités Nationales de Réglementation des Médicaments des Pays Partenaires, met en œuvre le projet d'harmonisation et de réglementation des médicaments  qui vise à améliorer la qualité et l'accès à des médicaments prioritaires efficaces et sûrs grâce à l'harmonisation des exigences des directives et des normes de réglementation des médicaments.

Elle a indiqué qu’actuellement au Burundi, la réglementation de tous les aspects liés à la production, l'importation, l'analyse de qualité, la vente de médicaments à usage humain et vétérinaire, les cosmétiques, les consommables médicaux, les aliments industriels, les réactifs de laboratoire et autres produits de santé  est du ressort de trois ministères  à savoir  le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA à travers le Département de Pharmacie, Médecine et Laboratoires, l'Inspection Générale de la Santé Publique et la Lutte contre le SIDA, et l'Institut National de la Santé Publique , le Ministère du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme à travers le Bureau Burundais des Normes ainsi le Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage à travers le Département de l'Elevage et Laboratoire.

L’Honorable Isabelle NDAHAYO n’est pas allée par quatre chemins en affirmant que cette dispersion d’énergies et de responsabilités dans la réglementation desdits produits n'assure pas la qualité comme il se doit.

C’est à ce niveau qu’elle a fait intervenir l’importance de la création d’une seule institution harmonisée dotée d’un cadre législatif et réglementaire adapté aux réalités du moment et qui favorise le processus d'harmonisation de la réglementation des médicaments et des aliments avec celle des autres Pays Partenaires de la Communauté Est Africaine.

Convaincue que l'Autorité Nationale de Réglementation des Médicaments et des Aliments, une fois établie et rendue opérationnelle, aura un impact positif sur l'accès des citoyens burundais à des médicaments de qualité, efficaces, sains et abordables, l’Honorable Isabelle NDAHAYO a saisi de cette occasion pour réitérer l'engagement du Gouvernement de la République du Burundi en faveur de l'établissement et de la pleine opérationnalisation de l’Autorité sous examen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis à jour (Jeudi, 21 Décembre 2017 12:25)