Le Burundi classé premier dans la facilitation de la libre circulation des capitaux, des services et des marchandises au sein de la Communauté Est Africaine au cours de l’année 2016

Le Secrétariat Général de la Communauté Est Africaine en collaboration avec  le Groupe de la Banque Mondiale et TradeMark East Africa a organisé, lundi le 20 mars 2017, un atelier de dissémination des résultats, des conclusions et recommandations contenus dans le Tableau de Bord pour le suivi de la mise en œuvre du Protocole portant création du Marché Commun  de la Communauté Est Africaine édition 2016 sous l’angle de la libre circulation des capitaux, des services et des marchandises. Cet atelier dont les travaux se sont déroulés dans les enceintes de l’hôtel Royal Palace de Bujumbura a été aussi une occasion pour la Ministre à la Présidence Chargée des Affaires de la Communauté Est Africaine de lancer les travaux de la réunion du Comité National sur la mise en œuvre du Protocole portant création du Marché Commun de la Communauté Est Africaine pour une durée de quatre jours.

Procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier, l’Honorable Léontine NZEYIMANA, Ministre à la Présidence Chargée des Affaires de la Communauté Est Africaine a indiqué que les travaux de cet atelier constituent une occasion propice pour les participants d’évaluer le pas déjà franchi par le Burundi dans mise en œuvre du Protocole portant création du Marché Commun de la Communauté Est Africaine qui est en vigueur depuis le 1er juillet 2010. Les participants à cet atelier devraient aussi identifier ce qui doit être fait pour que le Burundi aille toujours de l’avant dans la mise en œuvre du Protocole susmentionné qui est, par essence, le cœur même du processus d’intégration au sein de la Communauté Est Africaine.

L’Honorable Léontine NZEYIMANA a fait remarquer que pour que la libre circulation des marchandises, des personnes, des travailleurs, des capitaux et des services soit une réalité, consécutivement à la mise en œuvre du Protocole portant création du Marché Commun de la Communauté Est Africaine, les Pays Partenaires se sont engagés à harmoniser leurs lois nationales pour que ces dernières soient en phase avec le contenu du Protocole sous examen.

Elle a poursuivi son discours en soulignant que le Marché Commun de la Communauté Est Africaine cherche à accélérer  la croissance économique et le développement des Pays Partenaires à travers l’atteinte de la libre circulation des marchandises, des personnes et de la main d’œuvre sans oublier la jouissance des droits d’établissement et de résidence

Selon elle, bien que le Burundi soit classé premier dans la facilitation de la libre circulation des capitaux, des services et des marchandises au sein de la Communauté Est Africaine, il reste beaucoup de choses à faire tant au niveau national  que régional pour que la mise  en œuvre   du Protocole portant création du Marché Commun soit effective. Elle a saisi de cette occasion pour informer le public que le projet de loi régissant le métier des architectes et des Comptables au Burundi sera prochainement soumis au conseil des ministres pour analyse et adoption. Ce qui  permettra sans nul doute aux ressortissants de la Communauté Est Africaine d’exercer aisément ces métiers sur le sol burundais.

Les échanges qui ont directement suivi la présentation faite par Monsieur KAGIRA Bernard  au sujet de la mis en œuvre du Protocole portant création du Marché Communauté Est Africaine sous l’angle de la libre circulation des capitaux, des services et des marchandises au cours de l’année 2016 ont essentiellement porté notamment sur l’harmonisation des lois, l’élimination des Barrières Non Tarifaires, l’harmonisation des heures d’ouverture des postes frontaliers, l’harmonisation des taux d’intérêt pratiqués au sein des Pays Partenaires de la Communauté Est Africaine en vue d’encourager les investissements à long termes.

Signalons que le Protocole portant création du Marché Commun de la Communauté Est Africaine stipule, dans son article 4 alinéa 3, que pour réaliser et arriver aux objectifs  du Marché Commun qui sont, d’une manière globale, l’élargissement et l’approfondissement de la coopération dans les domaines économiques et sociaux, les Pays Partenaires doivent harmoniser leurs politiques nationales.