Atelier d’échange sur la Sécurité de la Santé Reproductive au Burundi

Le Secrétariat Général de la Communauté Est Africaine a organisé un atelier d’échange sur l’étude des lois en rapport avec la santé reproductive et la sécurité de la santé de la mère et des nouveaux nés au Burundi, le mardi le 9 septembre 2014.Les objectifs de cet atelier qui réunissaient les honorables parlementaires burundais et les députés de l’assemblée législative de la Communauté Est Africaine étaient d’établir un cadre d’échange sur l’étude faite en rapport  avec la santé et la reproduction au sein  des Pays Partenaires de la Communauté Est Africaine.

Monsieur Dionis NIZIGIYIMANA, Secrétaire permanent au Ministère la santé publique et de Lutte contre le SIDA  qui a ouvert les travaux de l’atelier, a indiqué  que la santé reproductive pose des problématiques au Burundi en général et le Ministère la santé publique et de Lutte contre le SIDA en particulier. Selon le recensement général de la population et de l’habitat fait en 2008, la population burundaise était estimée à 8,05 million d’habitants avec 50,8 % de femmes et 49,2 % d’hommes et une croissance annuelle de la population de 2,4%. Au cas où ceci continuerait, disait-il, le Burundi pourrait compter 10,2 million d’habitants en 2018, et 11,5 million d’habitants en 2023. Avec une densité de 310 habitants par km2 au niveau national, le Burundi est classé parmi les pays les plus peuplés en Afrique et 9 à 10 personnes de cette population habitent principalement  en milieu rural.

Le Secrétaire Permanent a en outre parle que plusieurs choses ont été réalisées dans le domaine de la Santé Reproductive, et qu’ actuellement l’usage des contraceptifs a atteint 30,8%, au moment où  le taux de natalité représentait 70,8%, le taux de mortalité infantile réduit de 96 pour mille à 71 pour mille , le de taux de prévalence du VIH/SIDA  réduit de 2,6% à 1,77% de la population dont le tranche d’âge est de 15 à 49.

Notons qu’ au cours de cet atelier susvisé, les Honorables Députés étaient appelés à s’engager à participer dans l’élaboration des législations  et des politiques visant à adopter et appliquer des lois et des politiques pour éliminer la mortalité maternelle,  infantile et néonatale en veillant à ce que les accouchements soient assistés par du personnel de santé qualifié ; proposer l’harmonisation des lois nationales  avec les instruments internationaux ratifiés, veiller à l’accélération de  la mise en œuvre des engagements nationaux, régionaux et internationaux relatifs à l’égalité  du genre et à l’autonomisation de la femme dans tous les secteurs pour éliminer toutes les formes de discrimination à l’égard  des femmes et des filles.